Vouèla l’Affare

Sur le chemin de Die ce matin-là, et tralala la barota à bras, y ava Moitié de Poule, le Lièvre Blanc, la Chourela et ses Menons, le Fanfoué de Bonne et sa bande de rufians. Le Fanfoué cherchait le Merle Blanc pour lui voler sa cage avec des barreaux d’or incrustés de diamants. Moitié de Poule suivait le Fanfoué « qu’il lui rende les sous qu’il lui doit ». La Chourela et ses menons – la cabraille – ouvraient la route. Loin derrière le Lièvre blanc assis contre les vieilles muarailles de Rochechinard dissertait sur le « Transaport » de 1349… Un coup du Magou à n’en pas douter, comme tous ces problèmes qui ont accablés Courir Car et Canton… Mâme Enguerrand s’interrompit, vida son verre de Condrieu, se signa, et reprit la parole pour ne pas la lâcher pendant une bonne heure

Lo parliament de Sainct Andriè / 1

Courir Car et Canton se développera autours d’un agenda des Arts Plastiques et des spectacles – Onte, Quora, Que – et d’une revue – Chourela – avec des chroniques, des sujets de fonds, de l’arpitan et de l’occitan… Courir Car et Canton, serait comme une synthèse du Spectacle et de la Culture pour reprendre une distinction très en vogue du temps de ma jeunesse

Onte Quora Que devrait couvrir les anciens Archevêchés d’Arles, Vienne, Embrun – soit les anciennes régions Rhône-Alpes et PACA – Plus Turin, en souvenir des rêves de grandeur du Fanfoué, et des premiers émois amoureux de nos baianas

Chourela, la revue devrait avoir, les meilleures années, deux numéros par an : Critiques, Chroniques, Portraits, Dauphinoiseries diverses ( chansons, morceaux choisis de littérature, vieux parlers, histoire, mythologies… 

Porquè Chourela ? A cause de La Chourela ben sûr, la vaillante petite chèvre qui avec ses menons – la Cabraille – ouvrait la marche au Fanfoué de Bonne et à sa bande de rufians, si l’on en croit les fatorgues de Childeric. Peut-être aussi parce qu’elle sera une revue de choureleuses et de choureleurs, de non autorisés, de non habilités, de non certifiés, d’amateurs ; une revue de contrebandiers, adeptes des chemins de traverse, des marches au clair de lune… Une affaire de glaneurs qui n’attendraient pas le début de la récolte pour intervenir… Une revue d’irréguliers, de contrecultureux. A quelques exceptions notables près herosament…

Elle vida un autre verre, les comares l’aidèrent à descendre du banc sur lequel elle était perchée, Le gardien du square qui s’était approché s’éloigna, rassuré. Un silence pesant lui répondit, le poids des responsabilités, le choc… On passa au buffet : Jambon et muresson du Zé, pan de Beauvoir, pogna ensofrana, vins de Bernin, Condrieu et Cornas, et pour faire passer le tout, la Gotta du Paul (raisins de La Tronche et de Meylan, distillation maison.)

La pogni ensofrana luyet dessu la trabla et lo bon vin de Coute u verro entassa, usse revicola lo cour d’un trepassa talame, qu’en son ra chacun s’approchave, et dents et meisselar, couragiousa, amolave….

Iqui , à mala pena, finit lour batifel : & ja lou maniglié avian carillona Vépre à Sainct Andrié…

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